La stratégie Wade : Diviser pour mieux régner.
CONTRIBUTION
Tourner sept fois la langue dans sa bouche avant de parler. Le président de la République du Sénégal ne semble pas faire sienne cet adage. En déclarant ce lundi 28 décembre devant des enseignants de son parti que « Dans les églises, on prie Jésus qui n’est pas Dieu », Il défraie de nouveau la chronique. Une telle déclaration, aucun responsable, aucune autorité digne de ce nom ne l’a de mémoire d’homme jamais faite au Sénégal et probablement dans le monde. Une attaque, une humiliation selon l’Archevêque de Dakar Monseigneur Théodore Adrien Sarr.
C’est à se demander si monsieur Wade bénéficie effectivement de toutes ses facultés mentales et s’il a bien mesuré la portée, la dangerosité de tels propos dans un pays comme le Sénégal.
Pour décider de semer les graines de la discorde au sein de la communauté sénégalaise, Monsieur Abdoulaye Wade, ne s’y prendrait pas autrement. Jusqu’à présent il y a toujours eu au Sénégal de solides traditions de fraternité, de solidarité entre les différentes confessions religieuses. Des déclarations inutiles et inopportunes du président Wade ne peuvent qu’allumer tous les feux de la confusion, du mépris, de la haine. C’est la stratégie du diviser pour mieux régner et Wade en a visiblement fait son crédo.
Et ce n’est pas de cela dont les musulmans et les chrétiens du Sénégal ont besoin. Au contraire, au Sénégal, les musulmans et les chrétiens sont parents, ils sont frères, ils sont cousins, ils sont sœurs, ils sont cousines, en vous attaquant à un membre de la famille, vous vous attaquez à toute la famille. Depuis le 19 mars 2000, notre pays a subi par la responsabilité de Wade et de son équipe plusieurs traumatismes à l’image du naufrage du bateau le Joola, la dégradation sinon le pillage de notre économie et l’augmentation de la pauvreté pour ne pas dire, la misère. Des difficultés que nous mettrons plusieures années à résorber.
Dans notre société, un vieillard est synonyme de sagesse, ce dont malheureusement au vu des actes qu’il pose, la plus haute autorité de notre pays n’a jamais fait preuve. Pourtant aves le poids de l’âge et la course irrémédiable vers la tombe devrait l’inciter à promouvoir l’unité de tous les sénégalais quels qu’ils soient. Mais force est de constater que Wade ne jouit plus de ses facultés de discernement, il présente tous les signes de l’empêchement.
Nos voisins des pays membre de la CEDEAO l’ont d’ailleurs si bien compris qu’ils l’ont finalement déssaisie du dossier de la médiation de la crise politique en Guinée pour le confier au président Burkinabé Blaise Compaoré. Les pseudo médiations de Wade a Madagascar et au Soudan se résument en un seul mot : Echec . Car Monsieur a un problème avec l’équité. Il ne sait pas ce c’est la neutralité, la conciliation et le dialogue. D’ailleurs avant de faire dialoguer des étrangers il ferait mieux de commencer chez lui avec son opposition. Cela s’appelle balayer d’abord devant sa porte.
Nous n’avons rien fait de mal au ciel qui justifie que nous continuons d’accepter qu’il occupe la tête de ce pays. Le bon Dieu dispose des obstacles sur le chemin des croyants, à vous seul, vous constituez certainement l’obstacle commun qu’Allah (Swt) a mis sur le chemin de tous les Sénégalais.
Je vous demande, Monsieur Abdoulaye Wade, de rendre l’(es) a(r)me(s) avant qu’il ne soit trop tard.
Alioune N’DOYE.
Membre fondateur du parti REWMI à Paris , Sénégalais de religion et Musulman de confession (badarandoye@hotmail.com)
