Wannel productions vidéo

"CAP SUR L’AVENUE SENGHOR"

Nul doute que le dimanche 22 mars 2009 nous a fait ressentir une émotion similaire à celle du 19 mars 2000. Cela est tout à fait normal parce que toutes les deux ont la même marque de fabrique : le jom sénégalais ! Une valeur ancestrale qui rime avec une conscience politique. On a tellement ressassé l’idée selon laquelle un peuple a toujours les dirigeants qu’il mérite que beaucoup ont fini par l’ériger en vérité absolue. C’est faux ! Au Sénégal, les citoyens sont en avance d’un siècle sur les politiciens. C’est à ces derniers de s’élever vers le niveau des premiers. Comment le faire ? En respectant leurs engagements une fois devenus bénéficiaires de la confiance du peuple.

 

On s’est trop alarmé sur le « calme » et la « douceur » des Sénégalais ! Il n’y a pas de peuples au monde qui puissent se targuer d’être plus « chaud » ou plus « violent » que tel autre peuple ! Tous les peuples sont composés d’êtres-humains avec leurs espérances et leurs angoisses qui leur permettent de fonctionner avec plus ou moins d’équilibre. Si l’espérance est érigée en norme, le réveil sera plus que brutal. Par contre, si l’angoisse domine, l’explosion est imminente !

 

Toutes les révolutions qui ont eu lieu dans l’histoire furent conditionnées par l’état d’exaspération, le ras-le-bol etc. (Révolutions américaine, française, russe, chinoise…), de même que toutes les résistances armées en Afrique et les guerres de libération).

 

Pour le cas du Sénégal, quand la bulle du 19 mars 2000 éclata, la chute fut rocambolesque et l’angoisse prit rapidement le dessus sur l’espérance. Kulaa dee weexu ! Heureusement ! Fort heureusement, il y a eu des élections !!! S’il n’y avait pas eu ce moyen d’expression, ce défouloir démocratique, le pire pouvait arriver en cette année 2009 ! Heureusement que les Sénégalais sont conscients de l’utilité et de l’efficacité de l’arme qu’ils détiennent, ce sésame de la démocratie : la carte d’électeur.

 

Une chose est sûre :
la mairie de Dakar n’était qu’une étape pour barrer la route au partisan du moindre effort, profiteur des rues (routes) publiques (Ah ! Ah !...) ou de la République : Karim Wade. Cet homme ne constitue pas un problème comme le disait Souleymane Jules Diop (J’en profite pour saluer son courage et son engagement !). Notre problème c’est Abdoulaye Wade ! Alors, mettons le cap sur le palais de Dakar ! Une erreur courante consiste à croire que Wade prépare son départ. Jusqu’à la preuve du contraire, je reste convaincu que Wade ne bougera pas d’un centimètre si ce n’est pour se refaire une nouvelle santé tous les mois. La tentative de décapitation politique des têtes émergeantes du PDS est la preuve que Wade ne lâchera pas le fauteuil comme l’a fait Senghor ! N’oublions pas qu’il a l’habitude d’énumérer les centenaires de sa famille.

 

Quoi de plus naturel pour un roi de régner jusqu’à la mort ? Ce qu’Abdoulaye Wade pense

tout bas, Momar Khadafi nous l’a dit tout haut quand il fut la star de la fête de l’indépendance du Sénégal en 2007. Je reste convaincu que Wade ne tirera aucune conséquence des élections du 22 mars 2009. N’oublions pas que, pour lui, le Sénégal c’est son
boolu ceep.

 

Il y a que deux scénarios possibles :

- Défaite en 2012 ou

- Manifestation à l’échelle nationale pour le départ de Wade.

Ne nous réjouissons pas trop vite ! La mobilisation continue !

 

                                                                                                                        Pape Moussa Samba

Seneweb Accueil | Présentation | Télévision | Presse | Radio libre | Références | Infos légales | Contacts Digiclic